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Le rapatriement des enfants de djihadistes français

En Europe, la question du rapatriement des orphelins de djihadistes est un sujet épineux. Douze orphelins de djihadistes français détenus jusqu’ici dans les camps sordides du Kurdistan syrien, où la dégradation des conditions d’hygiène et la violence sont le seul horizon, ont été rapatriés en France cette semaine à la demande du Quai d’Orsay. D’après le Centre d’Analyse du Terrorisme ce sont plus de 200 enfants français qui seraient toujours détenus au sein des camps tenus par les kurdes de Syrie. La question de l’avenir de ses enfants se pose inévitablement ; ces derniers pourront, après une prise en charge médicale et une audience au tribunal pour enfants, éventuellement retrouver leur famille.

Face à la mobilisation des défenseurs des droits de l’homme et aux prises de position de différentes institutions internationales (UNICEF, CICR, Commission relative aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, la France doit se donner les moyens de répondre au problème posé et ainsi mettre fin aux traitements inhumains et aux atteintes multiples aux droits de ses ressortissants.

Si les condamnations à mort  de tous les djihadistes français de Daesh transférés en Syrie souffrent de graves manquements en matière procédurale, le sort des enfants reste à la discrétion de l’Etat français qui doit s’engager de manière claire en faveur de la défense des Droits de l’Enfant.

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