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L’AEDH en Suède : rencontre des militants suédois et réflexions sur l’économie sociale

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En marge du Sommet de Göteborg sur les droits sociaux du 17 novembre 2017, l’AEDH s’est rendue en Suède pour rencontrer diverses organisations suédoises militant pour la défense et la promotion des droits de l’Homme. Ces échanges ont permis de mettre en exergue les principaux défis auxquels la Suède est actuellement confrontée. Crimes de haine, profilage ethnique, protection des données personnelles, droits des populations indigènes, accueil des migrants sont autant de problématiques qui secouent la société suédoise et mobilisent les organisations des droits de l’Homme sur place. A cette occasion ont été posés les jalons de futures coopérations entre l’AEDH et ces organisations.

L’AEDH a également participé au colloque du Comité Economique et Social Européen organisé le 16 novembre 2017 à Göteborg et consacré à l’économie sociale et son potentiel en termes de croissance économique mais surtout de cohésion sociale pour l’Union européenne. Alternative à l’économie classique, l’économie sociale ne se focalise pas exclusivement sur la logique de profit mais repose sur un certain nombre de principes essentiels comme la finalité de service aux membres et à la collectivité plutôt que le profit, la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus, l’autonomie de gestion ou encore la gestion démocratique et participative. A l’échelle de l’Union européenne, l’économie sociale représente plus de 13,6 millions d’emplois rémunérés (6,3% de la population active) employés au sein de plus de 2,8 millions d’entreprises et entités. Elle mobilise plus de 82,8 millions de bénévoles et compte plus de 232 millions de membres de coopératives, mutualités et autres entités similaires[1].

En rassemblant des acteurs d’une économie sociale encore trop peu soutenue ainsi que des décideurs politiques et des représentants du monde académique, l’événement du CESE a permis de rappeler que les entreprises sociales souffrent d’une concurrence déloyale et qu’elles doivent donc pouvoir bénéficier d’un soutien concret notamment par des opportunités de financement équitable : la concurrence ne doit pas se faire sur le plan fiscal ! L’économie sociale, en offrant des perspectives d’emploi à des travailleurs qui éprouvent des difficultés à trouver un emploi (chômeurs de longue durée, personnes avec handicap, personnes en reconversion professionnelle, etc.) ainsi que de justes conditions de travail doit être véritablement considérée par les institutions européennes comme un domaine porteur qu’on aurait tort de négliger, notamment dans le cadre du Socle européen des droits sociaux. Dans sa prochaine newsletter en décembre, l’AEDH consacrera un article à l’économie sociale.


[1] CESE and CIRIEC-International, Recent evolutions of the Social Economy in the European Union, 2017, p. 66. http://www.eesc.europa.eu/sites/default/files/files/qe-04-17-875-en-n.pdf

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