AEDH

La question du rapatriement des enfants de djihadistes

Dans une tribune publiée dans Le Monde le 8 mars 2019, Henri Leclerc et Marie Dosé attirent l’attention sur le cas d’une centaine d’enfants français localisés au Kurdistan en attente de leur rapatriement. Alors que l’Etat Islamique, retranché dans son dernier bastion, est assiégé par les forces de la coalition, des milliers de familles fuient les affrontements et les camps de Roj et Al-Hol voient leur population croître de manière exponentielle. Ces enfants, dont la majorité a moins de 6 ans, constituent les premières victimes du conflit Syrien. Si une large part de l’opinion tend à les considérer comme des bombes à retardement, ils demeurent tributaires des choix de leurs parents et leur responsabilité ne peut nullement être avérée. Malgré des conditions sanitaires déplorables, le manque d’eau et de nourriture, le Gouvernement français ferme les yeux et ne déploie pas les moyens nécessaires à un rapatriement au mépris de la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est pourtant signataire depuis 1989. Il est temps, pour un pays fort de son magistère moral en matière de droits de l’homme, de renouer avec les valeurs qui sont les siennes.

webmin