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La mise en œuvre du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières

Lors de la réunion CESE qui a eu lieu le jeudi 2 mai 2019, les différents intervenants ont mis en avant le but de l’audition. Elle s’est concentrée sur la manière dont l’UE et les Etats membres peuvent contribuer à la mise en œuvre de ce Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière.

Elle s’est déroulée en deux panels de discussion. Dans un premier temps, les intervenants ont établi les points de vue des parties prenantes institutionnelles concernées sur ce qui peut et doit être fait au niveau européen.

Dans un second temps, l’on a vu le rôle des partenaires sociaux et des organisateurs de la société civile dans la réalisation des objectifs du pacte.

Le but de ces panels de discussion était de promouvoir et d’amplifier le débat sur le pacte global des migrations, mais également aller voir plus loin. Il a été établi qu’il y a un besoin de continuité au niveau européen et développer ce Pacte tant par son contenu, qu’en tant qu’acte juridique européen. Il s’agit donc d’un débat mêlant l’Union européenne, et le niveau local. Il y a également besoin d’un instrument multilatéral, comme l’ONU, pour une meilleure mise en œuvre, mais toujours en allant vers une démarche constructive et réaliste. L’avancement du Pacte doit se faire en accord avec les valeurs de l’Union et ses principes, c’est-à-dire dans le respect de l’article 2 TUE et des articles relatifs aux questions migratoires.

Il a été observé que des standards juridiques internationaux sont homologables dans chaque pays, il conviendrait donc de faire de même au niveau européen ; pour se faire, les Etats membres doivent impérativement se mettre d’accord sur la position à adopter face aux problématiques migratoires, ce qui est difficile à envisager aujourd’hui, les positions étant relativement hétéroclites. De plus, le manque d’échanges entre les Etats à propos de ce pacte peut devenir un problème sur le long terme.

Un second problème se pose, celui de la désinformation, présente dans de nombreux pays, mais également au niveau des institutions européennes. Il est primordial de travailler sur ce point, afin que tous aient une vision claire et juste de ce que le Pacte peut et a déjà accompli. L’extrême droite notamment profite des failles de la politique migratoire et des difficultés de transposer ces politiques au niveau local. Cela devient le véritable challenge de la société civile de changer ce point de vue.

Selon Chidi King, « l’immigration n’est pas un problème mais une solution ».

La migration reste une question complexe, étant donné qu’elle touche tant le pays d’accueil que le pays de départ, s’agissant notamment de la perte de capital humain dans le second cas. Il faut établir de bonnes relations multilatérales, car n’oublions pas que la tendance entre pays d’accueil et pays de départ pourrait parfaitement s’échanger demain.

Ce sont les cinq dernières années de ce Pacte avant la prochaine échéance. Il faut donc se pencher sur plusieurs questions :

  • Quelles seraient les recommandations pour les prochaines législatures ?
  • Le Pacte ayant été trop politisé, il y a un blocage des discussions avec des débats trop superficiels. Comment y remédier ?
  • Comment élever la voix sur les questions les plus importantes en évitant une politisation démesurée ?
  • Faut-il rendre le Pacte global obligatoire pour tous les Etats membres ?

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