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Journée de l’Europe: Combattre l’obscurantisme et la haine, c’est maintenant !

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Le 9 mai, traditionnellement c’est la journée de l’Europe. A cette occasion, l’AEDH  présente ses vœux de solidarité, de liberté et d’égalité à toutes les citoyennes et à tous les citoyens, et plus largement à toutes les résidentes et à tous les résidents des pays de l’Union européenne.

L’AEDH n’ignore pas que plus de soixante ans après sa fondation à Rome en 1957, l’Union européenne ne va pas bien. Lorsque le président actuel de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a pris ses fonctions il y a trois ans, il disait que son mandat serait « Last exit to Europe ». A maintenant un an de la prochaine élection du Parlement européen, le danger d’un capotage de la construction européenne n’est pas écartée.

Après le Brexit qui a scénarisé la possibilité de son déchirement, l’UE est aussi sous le coup de forces centrifuges xénophobes et d’extrême droite. En Hongrie, en Pologne, les gouvernements rivalisent de mépris pour les fondements de l’UE. En Slovaquie, le premier ministre fait des déclarations qui font froid dans le dos. En France même, l’extrême droite lepeniste fait un meeting international réunissant une grande partie des héritiers des forces fascistes, de Suède, de Belgique, d’Italie et d’Allemagne, et d’autres. L’Europe des nations, disent-ils et elles ! Une Europe de la pureté de la « race  blanche», de la haine de  l’étranger, de l’homosexuel, du cosmopolite, du juif… Alors, affirmons que ce n’est pas un hasard si la veille nous commémorons la victoire sur le nazisme. La liberté et l’égalité sont les fondements de l’Europe que nous voulons. La haine et la négation des droits de toutes et de tous sont les terribles bases de la leur. Le refus de toute discrimination en raison de l’origine supposée ou réelle, de la religion, de l’orientation sexuelle leur est insupportable ? Une raison de plus pour le marteler… sur leur tête si nécessaire !

Mais tout aussi dangereusement, les pays membres ne semblent retenir de l’UE que la possibilité  de toutes les concurrences entre les pays et les personnes.  La poursuite de la politique d’austérité et de contrôle économique et budgétaire induite par les instruments tel le Semestre européen fait planer un pronostic d’échec sur le « pilier social » dont on vante pourtant la nécessité.

Enfin la mise en avant de la sécurité sans trop se préoccuper du respect des libertés provoque l’empilement de mesures de contrôle des personnes et de leur vie privée,  de surveillance des frontières aux fins de rejet des migrants et des réfugiés.

C’est dans l’engagement de la société civile, de ses actrices et de ses acteurs, de ses associations qu’est l’espoir de conjurer l’éclatement. Partout en Europe apparaît cette volonté de solidarité et d’entraide. Partout il faut la faire éclore. Partout en Europe, des militantes et des militants solidaires se dressent contre à la fois les forces brunes et les ombres portées des fascistes d’autan. Mais aussi contre les dévoiements de la construction européenne par des politiques auxquelles ils arrivent d’emprunter les thèses au prétexte que c’est la façon d’assécher leur marigot.

Le « job » de l’AEDH c’est la défense des droits pour toutes et tous partout et tout le temps. Nous, nous sommes celles et ceux qui se battent pour plus de droits contre celles et ceux qui se battent pour moins de droits !

C’est le moment de nous rejoindre dans ce combat. Adhérer et ou donner, c’est maintenant !

 

Pour participer à la campagne de dons et soutenir l’action de l’AEDH, c’est ici!

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