Solidarité européenne : définitivement un leurre

En l’état des projets de réforme, notamment l’architecture incroyablement compliquée du projet Dublin IV, on peut sérieusement douter que l’objectif déclaré de la Commission de réintroduire une once de solidarité entre États membres soit jamais atteint, comme le préfigure l’échec patent du plan de relocalisation dont le bilan a été publié le 8 février (voir graphique). En seize mois, ce ne sont que 13,8 % des réfugiés en attente en Grèce (8 766 personnes) qui ont pu être transférés vers d’autres États membres ; pour l’Italie, le taux est plus faible encore : 9,1 % (3 200 personnes).

Le Commissaire Avramopoulos a bien tenté de souligner « les progrès » réalisés mais il n’a pas réussi à dissimuler son inquiétude :

« pour être en mesure de faire face à l’ampleur du phénomène, à la fois dans les États membres en première ligne et dans les pays de notre voisinage, nous devons agir davantage et plus vite. »

Lire le 9e rapport sur l’avancement des programmes de l’UE en matière de relocalisation et de réinstallation d’urgence (8 février 2017) 

Et, pendant ce temps, des milliers de migrants tentent de survivre dans le froid glacial et la neige qui a recouvert la Grèce en ce mois de février.

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