Berlin, image de la fin d’une année terrible

23 Décembre 2016 - Ce lundi 19 décembre, la capitale allemande a connu à son tour ces scènes d’horreur dont Paris et Bruxelles en Europe de l’Ouest, et Istanbul, Karachi, Beyrouth et tant d’autres ont été les théâtres précédents. Jusqu’à sa fin l’année 2016, à Alep, Ankara, Berlin, mérite bien le qualificatif de sanglante.

Rien ne justifie l’utilisation de cette violence, aucune cause ne sort grandie de ce recours à la terreur.

L’Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) s’incline devant la douleur et partage le deuil des familles et les assure de sa solidarité. L’AEDH sait, comme l’ont montré en Allemagne même les innombrables manifestations d’entraide lors de l’accueil des réfugiés, que la société civile saura faire face à l’adversité. Elle saura aussi refuser de laisser libre cours aux demandes d’un parti populiste comme l’AfD, mais aussi ce qui encore plus grave, de la CSU, parti associé à la CDU, qui tentent d’utiliser le tragique de la situation pour réclamer toujours moins d’État de droit, la fermeture des frontières, l’expulsion des « non Allemands ».

L’amalgame rapidement fait entre l’auteur présumé de l’attentat et l’ensemble des réfugiés accueillis en Allemagne est insupportable en ce qu’il a autorisé certains à remettre en cause la politique de la chancelière le jour même de l’attentat sans aucun respect des victimes qui ont droit à la véracité de l’enquête et non à des fausses informations.

Il faut une fois de plus dénoncer l’alliance d’objectifs entre les assassins terroristes et les fascistes d’extrême droite : les uns et les autres recherchent la purification ethnique de leur propre camp et favorisent le développement des divisions et de la haine de l’Autre.

Parce que le combat contre le terrorisme ne se gagnera que dans le respect des droits de l’Homme, l’AEDH recommande de ne pas céder aux demandes de toujours plus de dispositifs sécuritaires d’exception dont l’efficacité reste à démontrer, au détriment des libertés publiques.

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Lire la déclaration en anglais ou en tchèque

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