17 août 2017, Barcelone et Cambrils, nouvelles capitales de la douleur - Communiqué de presse

L’Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) présente toutes ses condoléances les familles et les proches des victimes des attentats de Barcelone et de Cambrils et les assure de toute sa solidarité.

Comme à chaque fois qu’un acte meurtrier de ce genre se produit, l’AEDH veut rappeler sa position politique constante : aucune cause ne peut le justifier. Le bilan encore provisoire de 13 morts et de plus d’une centaine blessés d’au moins 24 nationalités différentes est certes insupportable par son ampleur. Mais c’est l’acte lui-même qui doit être dénoncé comme un crime, sans qu’il faille se livrer à une comptabilité macabre entre les attentats meurtriers et ceux qui le sont moins, entre les pires parce que des enfants sont au nombre des victimes, et ceux qui le seraient moins parce qu’ils n’en compteraient pas. Des attentats comme ceux de Barcelone et de Cambrils, à l’instar de celui d’Ouagadougou il y a quelques jours, sont un crime commis par des assassins. Pas d’excuse, pas de justification, pas de raison : juste du sang versé.

S’il s’agissait de rappeler à la face du monde la réalité de Daesh, les attentats de Barcelone et de Cambrils auront surtout révélés que cette entité est funeste. Alors qu’elle est en voie d’élimination sur son aire principale d’existence, elle ne voit de solution que de continuer l’exportation de ses crimes avec des moyens pauvres. Le seul but poursuivi est de provoquer en retour un tel durcissement de la répression contre toutes les populations censées être de la même origine, supposée ou réelle, de façon à provoquer un sursaut de regroupement autour de Daesh.

L’AEDH appelle tous les acteurs politiques à savoir raison garder. Il faut absolument mettre hors d’état de nuire les assassins, leurs commanditaires, leurs financeurs et leurs instigateurs. Mais sans sacrifier les libertés publiques. L’AEDH rappelle que la victoire du terrorisme ne réside pas dans l’accumulation des morts, mais dans l’abandon de la démocratie au nom de la sécurité.

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